INTRODUCTION :
Nous sommes au XXI ème siècle, certes, et la dernière révolution technologique porte sur les moyens de communication. Aussi développés soient-ils, ils n'en ont aucunement remplacé la parole. Dans un sens, c'est normal, ce n'était pas leur but. Mais le principal vecteur des opinions reste la parole. Et ce, quel que soit l'importance des opinions véhiculées. Des généraux aux jeunes lors d'un week-end. Hélas, ce moyen de communication est trop souvant négligé et mal maîtrisé par beaucoup. Ainsi, par négligence quant à la façon de parler, on donne souvant naissance à des comportements ou à des idées non essentielles pour comprendre ce que veut dire le locuteur. Parfois, une façon de parler non adaptée peut compliquer les choses au point qu'il devient impossible de comprendre ce que veut dire le locuteur. Parfois même, dans le pire des cas, la négligence de la parole peut même entraîner des conflits qui ne sont pas souhaités, à moins que se soit le but de la discussion.
En plusieurs années, j'ai pu me rendre comte à quel point le vecteur parole était négligé, rendu tellement famillier par l'usage quotidien d'une langue maternelle, suffisament pour que la pluspart d'entre nous oublient qu'une très grande proportion des rapports humains passent tôt ou tard par ce vecteur.
J'ai été si souvant un témoins écoeuré de discussions qui partaient en batailles rangées même sur des sujets concernant la paix et la spiritualité que s'en est devenu une véritable obsession. Chaqun prétendant savoir plus que l'autre comment vivre en paix et ne se privant pas de l'exposer à autrui à grand coup de gueulante torpillant tuant ainsi toute paix dans l'oeuf. Mon véritable but dans ce texte est de décrire le plus profondément possible le mécanisme du dialogue. Toute ma conception de la parole tourne autour de la distinction entre le moyen et la fin, l'idée à transmettre et les moyens de le faire. Et j'ai déjà constaté en plusieurs années que beaucoups de gens n'hésitaient pas à parler d'une façon contradictoire avec les valeurs qu'ils prétendent, à terme, véhiculer par leur discours. Etant plutôt pour la paix et essayant d'oeuvrer jours après jours pour elle, j'ai été et je suis encore offusqué quand je vois à quel point elle est bafouée et négligée lors de dialogues, par des personnes qui considèrent la parole comme chose acquise et du coup, la néglige. Combiens de fois ai-je été témoins de querelles violentes entre deux parties sacrifiant ainsi la paix ? Beaucoup de fois aussi j'ai vu la pire des façons de communiquer entre deux personnes dont l'une au moins prétend défendre la paix lors d'un vulgaire débat primitif et plein d'animosité. Souvant des amis, souvant des personnes intelligentes et dignes mais hélas, qui ignorent les loies de la paroles.
LA REALITE
1/ Pluralité des réalitées.
Il y a une notion extrêmement mal comprise ici-bàs, celle de la pluralité des mondes. La pluspart des gens ne donnent du crédit que à leur point de vue, et uniquement à celui-ci. Même s'il change au cours du temps, une personne n'admet qu'un seul point de vue et c'est pour elle, le seul qui soit vrai. Cette réalité, ce point de vue est très souvant innébranlable. Ainsi deux ou plus de deux personnes qui ont chaqun une vision du monde différente et qui essayent de se l'imposer mutuellement créent une tension et tendent vers la dispute ruinant ainsi la paix. Si encore la conception très personnelle du monde qu'à chaqun d'entre nous était suffisament maléable pour laisser quelques parts de crédit aux conceptions d'autres personnes, nous pourions éviter de résumer bien des dialogues à de vulgaires disputes semblables à des batailles rangées verbales qui sont antinomiques avec la paix. Chaque personne a une vision du monde qui lui est propre en celà qu'elle est le fruit d'un parcourt personnel et d'experiences personnelles dans les rues et les routes de ce bas monde. De fait, les personnes de classes sociales, de cultures semblables et de vécu semblables ont approximativement les mêmes points de vues. Les opinions forgées par les aléas de la vie au sein d'un individu sont donc suffisament rigides et prises au sérieux par ce dernier pour qu'elles en soient la source de son comportement. D'autant plus si ces experiences de la vie sont fortes en émotions et surtout la douleur. Ces opinions sont parfaitement légitimes, et le problème réside en ce que la légitimité de certaines connaissances acquises au cour d'une vie dérape très souvant vers la foi et le fanatisme et dans le pire des cas bascule dans le délire entraînant l'individu hors du monde façonné par la majorité des gens d'une population et de leurs opinions. Le monde perçu par la majorité d'une population donnée est en fait le monde réel au sens premier du terme, le monde dit normal. Dans un état d'esprit où le crédit acordé à nos propres experiences est démesuré, on est naturellement poussé par nos convictions qui agissent comme une force pour convertir les autres protagonistes du dialogue à nos croyances et à notre vision du monde. Ou si nous ne le faisons pas, au moins, nous refuserons à coup sûr d'accepter les valeurs de nos interlocuteurs. Au lieu d'avoir deux ou plus de deux personnes disposées à recevoir, on a très souvant dans notre société deux émetteurs, chaqun essayant de convaincre l'autre et réfutant en bloc tous les arguments de ce dernier. Tout ce comportement s'explique par la croyance démesurée que chaqun acorde à ses propres opinions. De cette manière, j'ai assisté et parfois participé à moult disputes plus ou moins violantes sur nombres de sujets n'épargnant pas des questions de vertues, de spiritualité et de paix.
Il y a donc presque autant de réalités qu'il y a d'êtres humains. Et la grande majorité d'entre eux ne jurent que par la leur. Donc quiquonque se soucie de preserver la paix se doit de savoir combien il est difficile de se comporter et impossible de dialoguer en érigant sa réalité propre en une qui est absolue sous peine de la détruire. Réciproquement, quelqu'un de mal intentionné qui voudra envoyer la paix par le fond n'a qu'à poser ses convictions comme absolues de façon fanatique et dictatoriale voir même délirante. De nombreux exemples illustres de tels comportements jalonnent l'Histoire : Napoléon, Hitler et Staline pour ne citer que les plus célèbres, bien que leur but ne fut pas directement de porter préjudice à la paix, ils le firent néanmoins autant que si celà l'avait été. Ces exemples illustres ont finit leurs jours en oubliant la Réalité Majoritaire, remplacée par la leur qui a tout suplantée. Ces cas de délire restent exeptionnels, mais leur "version moins puissante" si on peut le dire comme ça, le fanatisme, l'entêtement exacerbé reste très fréquent ici-bàs. Mais même si une minorité de personnes comprennent que leur réalité se doit d'être relative et pas absolue afin de laisser de la place aux autres réalités pour pouvoir adopter un comportement et un dialogue favorisant la paix, ils omettent néanmoins certains principes qui renforcerai notablement leur vertue quant à leurs dialogues de tous les jours. Omission qui n'est pas franchement blâmable tant les principes dont je ne vais pas tarder à parler sont complexes et peu évidents de prime abord. Donc pour comprendre le mécanisme du dialogue, il est cruxial de saisir au moins ce principe de pluralité des mondes comme quoi même s'il y a des personnes qui se positionnent dans un point d vue donné voir même à couvert de la vérité scientifique ou historique, il n'en reste pas moins que ceux qui sont dans la contradiction voir dans le tort par rapport au positionnement précédent ont tous des positions dont ils sont autant convaincus de part leur vécus et leurs experiences personnelles que ceux avec lesquels ils dialoguent.
2 Nature des réalités
A) La foi comme matière des réalités
Une réalité ou un point de vue est certes abstrait, on peut néanmoins, surtout après étude approfondie comme ici, le comparer à quelque chose de consistant et de concret tant on vient de voir comment ces notions abstraites influancent profondément nos comportements et par voie de conséquence, le monde. Donc on a vu qu'il y a beaucoup de réalités, autant que d'individu et chaqune d'elles est faite d'un matériaux, une matière que j'ai appelé la foi. La foi va donc influer sur la disposition qu'à une personne à donner du crédit ou non à ses opinions et à écouter ou non autrui. C'est à dire que plus on a de foi dans sa réalité moins on est apte à en accepter une autre voir tout simplement à respecter celle de quelqu'un d'autre. Ici quand j'écris foi, ça ne concerne pas forcément des faits non démontrés comme le veut la définition mais indépendament les réalités qui le sont et celles qui ne le sont pas. Ainsi toutes les réalités devraient êtres respectées mais, toutefois, elles ne sont pas toutes égales, du fait qu'un individu pourra par exemple avoir une foi très intense dans sa réalité et une autre aura une foi plus nonchalante envers sa réalité. C'est comme si l'une serai faite d'acier et l'autre de bois. Ainsi chaque personne à ses opinions plus ou moins tranchées, plus ou moins consistantes. La foi est donc très variable d'un individu à l'autre, d'une réalité à l'autre et on peut donc la qualifier par exemple d'incertaine, de soutenue, de fanatique jusqu'à délirente. Il y a même des personnes qui admettent ne pas avoir de foi du tout lorsqu'il ne font qu'émettre une hypothèse. Dans tous les cas, il est important de faire bien attention d'évaluer l'intensité de la foi qu'une personne a en ses opinions lors d'un dialogue. C'est comme si on évaluait les forces en présences dans les rangs d'en face pour éviter de résumer le dialogue par un échange de tir d'artillerie argumentatif et anti-constructif. Et cette comparaison faite avec la guerre est d'autant plus pertinante que les comportements de la guerre, enfin certains du moins, sont identiques avec ceux du dialogue en celà que ceux qui disposent d'une puissante armée seront plus tentés et encluns d'imposer leurs vues et faire la guerre et ceux qui ont une très grande foi en leurs opinions se retrouvent au devant de la scène et seront bien tentés d'imposer, eux aussi, leurs vues à autrui.
Le degré d'existence ou de "réalité" d'une réalité sans vouloir faire de jeux de mots est donc fonction de la foi qu'un individu y place. Cette foi peut être appelé autrement; plus le temps passe, plus je la considerais comme une force et un facteur essentiel de toute relation humaine. A un tel point que, comme imagé plus haut, je la compare parfois à une force concrète tel celle donnée par les armes. En fait, comme on reste malgré tout dans l'instant du dialogue et des convictions, au final, abstraites, je préfère comparer la foi à une puissance mental.
B) Les paramètres initiateurs de la foi
Toujours sur la nature des réalités, il est intéressant de voir les paramètres qui initient une certaine foi en telle ou telle réalité. D'autant plus qu'ils sont aisément discernables si l'on prête attention au comportement d'un individu. Ces paramètres, deux des plus imortants me semble-t-il, sont le vécu d'une part, et la sensibilité d'autre part.
Le vécu est fait d'une suite d'experience personnelles inintérompue qui sont autant de leçons et de conclusions que tire un individu pour forger ses réalités. Une certaine logique pourrai nous faire croire que, plus on est âgé plus la foi dans les réalités est dense, nourrie par un grand nombre d'échecs, de succès, bref d'experiences. Mais c'est sans compter que toutes les experiences ne sont pas égales du tout. On peut dire qu'il y a principalement les experiences très douloureuses, très heureuses et modérés, de celles qui apprenent et nourrissent le plus la foi à celles qui le font le moins. Ceci vient à dire qu'un quinquagénaire qui aura vécu une suite d'experiences modérées dans un milieu tempéré aura des opinions et une vision du monde pas forcément plus véhémente que celle d'un vingtenaire qui aura, par exemple fortui, vécu non stop dans la souffrance pendant un séjour de plusieurs années en hôpital psychiatrique. D'ailleurs c'est un fait reconnu mais qui reste tacite ensevelit sous un certain tabou que la souffrance a comme vertue de pouvoir forger les réalités d'autrui en nourrissant la foi que ces derniers y placent.
Comme paramètre initiateur de la foi, le vécu est donc très personnel et chaqun selon le sien n'apportera pas le même crédit à ses réalités selon un processus, bien sûr, toujours inconscient. Mais il y a un autre paramètre plus personnel encore; la sensibilité. Contrairement au vécu qui s'acquiert au fil du temps, la sensibilité est elle donnée dès la naissance et fait parti des caractéristiques inhérentes d'un être humain, mais en fait le plus souvent, elle influance le vécu. C'est parce qu'un individu qui se retrouve au pied du mur ou qui vit un évènement heureux ne va pas le percevoir et l'assimiler de la même manière qu'un autre individu suivant leurs degrés de sensibilité. Une personne plus sensible qu'une autre aura tendance à amplifier les émotions émanant d'une certaine experience notament si celle-ci est douloureuse et à en tirer des leçons en conséquences qui, finalement, détermineront l'intensité de la foi en une opinion donnée. Ainsi une épreuve très difficile va être perçue comme extrêmement difficile par un être sensible et bien moins par une personne plus flégmatique. On peut en déduire que les individus sensibles ont plus de convictions en leurs réalités que ceux qui sont plus raisonnés. La combinaison la plus extrême est celle de la sensibilité ajouté à une suite d'experiences douloureuses. Dans ce cas, les leçons que l'individu va tirer de la douleur perçue comme amplifiée vont êtres si fortes qu'elles vont initier une foi très puissante qui a de bonnes chances de le faire basculer dans le délire et la folie. La sensibilité a donc un effet amplificateur ou réducteur quant aux experiences de la vie et donc elle va déterminer le vécu et les leçons qui façonnent les réalités de tout individu.
CONCLUSION :
Dans un premier temps, on a vu que dans toutes les relations humaines il n'y avait pas une réalité absolue comme chacun d'entre nous le pense, trompés par une illusion perverse mais autant de réalités que d'individus. ( PLURALITE DES REALITES ) Il y a aussi des réalités communes à un groupe d'individus dont la plus importante est la Réalité Majoritaire, convergence des points de vues de la majorité des membres d'une population donnée. Celle que l'on trouve ainsi normale, coroborée par le plus grand nombre dans une tentative, plutôt réussi, de se créer une réalité commune aux conventions communes pour pouvoir vivre en société. Cette Réalité Majoritaire, sine-qua-none pour l'existence des civilisations humaines regroupant des centaines de millions d'âmes necessite donc tout à fait logiquement l'exclusion des réalités contradictoires avec cette dernière. Ainsi, tout membre adhérant à la Réalité Majoritaire tendra à exclure ceux qui pense de façon contraire. Phénomène existant aussi en sens inverse, bien que j'ai pu constater qu'il est nettement moins fréquent, car ceux qui vivent et pensent en marge de la normalité et de l'intégration sociale ne lâchent rien, eux non plus, de leurs convictions et s'accomodent mal des sociétés regroupant la majorité des membres d'une population sous la banière d'une raison morale et de codes de conduites tous aussi arbitraires les uns que les autres.
Dans un second temps, on a vu que toutes les myriades de mondes qui s'accordent soit avec la Réalité Majoritaire, soit la Réalité Marginale soit peut-être, sans certitudes, avec les deux à la fois, sont autant de mondes qui sont très inégaux et variés, pas en regards des sujets qu'ils traitent, mais par rapport à l'intensité et à la force qui les animes, comme autant de royaumes abstraits dont les souverains sont plus ou moins puissants ( FOI,MATIERE DES REALITES )
Et enfin, on a vu quels facteurs font qu'une personne quelquonque éprouvera plus ou moins facilement de la véracité dans telle ou telle réalités. ( PARAMETRES INITIATEURS DE LA FOI ) Ces facteurs que sont la sensibilité et le vécu sont la source du comportement d'un tiers lors d'un dialogue et ils viennent même à déterminer le comportement en général. Dans ces deux paramètres, le vécu se construit jours après jours au gré des experiences mais la sensibilité, caractéristique la plus importante ici, est inhérente à la personne. Elle ne varie pas ou pratiquement pas au cours d'une vie. Par pure constatation, j'ai vu que plus la sensibilité vis-à-vis du monde qui nous entoure est élevée, plus l'on aura tendance à vivre en marge de la Réalité Majoritaire. La chose qui, à mon avis explique l'importance si grande de la sensibilité lors des relations avec le et les mondes, c'est que plus on en a, plus elle tend à ttranscender notre personnalité propre et nous permet de ressentir non plus exclusivement nos joies et peines en fonction de nos interêts égoïstes, mais aussi la réalité des autres êtres vivants avec tout leur packtage de souffrance et de joie. Se faisant, la sensibilité force à la compassion, et ce, si sûrement que ces deux notions sont presques synonymes bien que de nature différente. Il me semble aussi que les personnes dotées d'une sensibilité non-négligeable sont relativement rares et donc ne peuvent pas faire une majorité et vivre dans la Réalité Majoritaire, de fait, ils n'ont d'autres choix que de vivre dans la Réalité Marginale. Mais si nous supposons un instant que de tels ondividus fussent majoritaires, alors ils auraient conquis la normalité et se serai les