Histoire, hiver 2005
On me dit timide ou indiférent
Mais parler je peux.
On me dit bien peu compétitif
Mais pourquoi en est-il ainsi ?
Parce que dans mon enfance
Je n'entrais pas dans le jeu
De ceux qui écrasaient autrui
Pour leur plus grand plaisir
Bien trop compatissant
Pour entrer dans la danse
Et j'attirais les moqueries
De tous les jeunes imbéciles
L'exclusion déjà se faisait sentir.
Parce que dans mon adolescence
J'étais bien trop compatissant
Pour entrer dans la danse
Des Serviteurs de la violance
Témoin d'un monde de décadance
Où être Serviteur de l'éthique
Nous condamne à l'exclusion
Dans un monde de compétition
Où nul ne prête attention
A cet adolescent qui aimerait
Si possible il était
Grandir épanouie et tranquille.
Parce que dans mon adolescence
Je refusais la virilité car égoïste
Et j'étais en proie aux violences
Et j'étais proche de la mort
Dans un mutisme proche de l'autisme
Voulant me tuer.
Qu'a-t-il à offrir ce monde nombriliste ?
Face à un adolescent qui lui au moins
Respecte la vie ?
Une récompense pour bonne conduite ?
Bien sûr, cette conduit est récompensée
Cette dérive sur la bonne voie
Celle de la bontée
Par quatres années d'exclusions
Sur le banc de touche de la société
Où l'on s'efforce en vain
De te remettre sur la mauvaise voie.
L'exclusion continue encore et encore...
Parce que dans l'âge adulte
Je recherchais mon salut
Pour être sûr
De ne jamais plus revivre ce cauchemar
M'efforcant autant que faire se peut
De comprendre le Bouddha.
Mais c'est au pied d'un mur
Que la pratique me mena
Dans un monde où même les femmes
Sont viriles et égoïstes
Un monde où l'éveil spirituel
Est aussi tabou que le sexe
Où mes sincères intentions
Sont sujettes à dérisions
A exclusions
A humiliations
Mais c'est au pied d'un mur
Que les pratiquants me traînèrent
En vérité
Bouddhistes dans la forme
En vérité
Diaboliques dans le fond
C'est au pied d'un mur
Que la Ligue des gens biens
Me linchèrent
Faisant montre de fermeté
De connaisance et d'éloquence
Mais certainement pas de bienveillance
Etudiant la réalitée de Bouddha
Pour leur avantage
Leur interêts sans partage
Pour l'éternelle et éphémère mode
Alors que si tabou que celà est
J'ai toujours cherché l'éveil
Dès le jours où j'en ai eu vent
Pas par égoïsme
Certainement pas par effet de mode
Mais pour guérir les blessures
D'un jeune qui
A l'âge de l'épanouissement
A vécu dans la non-existence,
Qui a connu le sort reservé
Pour ceux qui ont la morale comme maîtresse.
La nature, hiver 2004
En hiver, il pleut et il vente;
Que la nature est animée !
Au printemps, les oiseaux chantent et le soleil brille;
Que la nature est séduisante !
En été, les moucherons abondent et les fruits sont lourds;
Que la nature est généreuse !
En automne, la terre s'humecte et les feuilles s'envolent;
Que la nature est belle !
J'aimerais la prendre pour femme, mais elle n'aime pas les hommes qui, par manque de confience, se barricadent dans leur vanité et refusent de s'abandonner dans ses bras...
PERDITION, printemps 2006
Il bave, il bave,
Mais ne s'entend guère.
Et il querelle
Et il s'égare.
Disant du mal
Des plus faibles.
Se fichant pas mal
De laisser des séquelles,
Afin que son autorité,
Sa virilité,
Ne soit pas contestée.
Ici pas d'honnêteté
Tout juste un personnage
S'accrochant à sa vanité
Tel un coquillage
Esclave d'un rocher.
Plus faible que lui ?
Massacré sur son passage !!
Répendant ainsi l'injustice,
Ignorant les dommages.
Voilà comment,
L'Eglise du Démon
Domine actuellement
Toute la civilisation.
Qui sert la violance
Et cautionne la souffrance,
S'éloigne de la délivrance.
Il domine son prochain
Pour vivre plus heureux.
Mais empruntant ce chemin,
Il s'éloigne des cieux.
Il fait le mal
Sans prétendre le faire.
Mais au final,
Il brûlera en Enfer.
Ce récit,
Est celui de l'humanité.
Qui dans l'immense majorité
Vit ainsi.
Mais bien peu
Se posent la question
Après de mûres réflexions
S'il est judicieux
De vivre heureux
En devenant Démon
Ou d'être malheureux
En restant Bon.
Il bave, il bave
Mais il ne s'entend guère.
Empétré dans un marécage,
L'évidence il a finit par perdre.