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muetdhiver
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Blog consacré à mes recherches plus ou moins assidues et motivées par mes peines sur le mysticisme.
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Blog Société
Date de création :
12.04.2007
Dernière mise à jour :
01.05.2007
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Textes

AINSI PARLAIT BOUDDHA ( PAROLES DU BOUDDHA )

Posté le 28.04.2007 par muetdhiver
Ainsi parlait Bouddha ( Paroles du Bouddha Shakyamuni )

- Il se peut que même un religieux, un brahmane, grâce à son ardeur, à son énergie, à son application, à sa vigilance, à la parfaite attention de son esprit, parvienne à une telle concentration de la pensée qu'il réussise, tout en vivant dans ce monde, à comprendre, comme nous les moines le comprenons, que le monde est infini.

- Le commencement de la transmigration éternelle ne peut être déterminé, il est impossible de découvrir l'origine de ce chemin sur lequel les êtres, aveuglés par l'ignorence, pris dans le piège du désir, se sont précipités en masse en lançant la roue des rennaissances. Et ainsi, ère après ère, vous avez subit des souffrances et des tourmants et des infortunes, vous avez rempli des cimetières, assez longtemps en vérité pour vous lasser de toute forme d'existence, assez longtemps pour vous en éloigner enfin et vous en libérer

- Quel délice, quel félicité pourra-t-il jamais y avoir dans un lieu où tout a été incendié ? Enveloppé de ténèbres peut-être cherches-tu une lumière ? Observe cette marionette, cet amas répugnant, malsain, rempli de désir, dans lequel rien n'est destiné à durer. La forme est fragile, c'est un nid de maladie et de pourriture : un corps se corrompt dans un délai déterminé et la mort est la fin de la vie.

- Ceux qui font un bon usage de leur corps, de leur parole, de leur esprit, qui n'insultent pas les justes et qui ont une vue limpide en agissant en conséquence, après la mort, alors que leur corps se scindera, renaîtront sur la bonne voie, pour le monde du ciel. Ainsi, le moine qui a atteint la vision céleste, purifié, transcendant l'humain, voit les êtres qui perdent leur existence et qui rennaissent, reconnait les êtres bas et les êtres élevés, les beaux et les laids, les heureux et les malheureux, selon les actes qu'ils exécutent.

- Ceux qui font un mauvais usage de leur corps, de leur parole, de leur esprit, qui insultent les justes, qui sont faux et qui agissent en conséquence, après la mort, alors que leur corps se scindera, ils renaîtront sur une mauvaise route, pour la déchéance, la ruine, la souffrance.



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VANITE, SENSIBILITE, printemps 2005

Posté le 28.04.2007 par muetdhiver
Vanité, sensibilité, printemps 2005

Se barricader dans sa vision est le propre des êtres virils.
Se remettre en question est le propre des être sensibles.

Avoir du répondant est le propre des êtres virils
Savoir encaisser sans broncher est le propre des êtres sensibles.

La compétition est le propre des êtres virils
L'innocence est le propre des êtres sensibles.

Le scepticisme est le propre des êtres virils
La crédulité est le propre des êtres sensibles.

La procédure est le propre des êtres virils
Le coeur est le propre des êtres sensibles.

Le courage de se battre est le propre des êtres virils
Celui d'abandonner est le propre des êtres sensibles.

Le refus d'accepter la stricte réalité est le propre des êtres virils
Le pouvoir d'accepter les faits est le propre des êtres sensibles.

Ignorer que le temps emporte tout sur son passage est le propre des êtres virils
Savoir qu'il est pour toujours plus fort que nous est le propre des êtres sensibles.

La peur de s'abîmer dans le royaume du doute est le propre des êtres virils
Le plaisir de s'abîmer au milieu de nul part est le propre des êtres sensibles.

La personnalité entretenue tous les jours et qui tape à l'oeil est propre aux êtres virils
La personnalité floue et qui ne se remarque pas est propre aux êtres sensibles.

L'innacessibilité à Dieu est le propre des êtres virils, tandis que sa faisabilité est le propre des êtres sensibles.
Mais à cette altitude, la moindre hésitation entre avoir et ne rien avoir, le moindre espoir en une faveur divine, et vous retombez directement en Enfer y passer un séjour infernal.

La grandeur de l'enjeu n'a d'égal que l'immensité de la douleur si la foi n'est pas au moins aussi pur que le diamant le plus pur.

QUELQUES PAROLES ATRIBUEES A MONTAIGNE

Posté le 27.04.2007 par muetdhiver
Quelques paroles de Montaigne

Il faut une grande force d'âme pour accepter de considerer le doute comme situation non pas accidentelle et provisoire, mais inérente à la condition de l'homme, car l'incertitude peut décevoir et effrayer. Cependant, parmis tous les courants de la pensée antique, c'est bien le scepticisme que privilégie Montaigne. S'il met en garde ici contre les affirmations péremptoires, il n'abandonne pas pour autant le projet de transmettre un enseignement :

"On me fait haïr les choses vraissemblables quand on me les plantes pour infaillibles J'aime ces mots qui amollissent et qui modèrent la témérité de nos propositions : A l'aventure, au cunement, quelque, on dit, je pense, et semblables. Et si j'eusse à dresser des enfants, je leur eussent mis tans en la bouche cette façon de répondre, enquêteuse, non résolutive : Qu'est-ce à dire ? Je ne l'entends pas, il pourrait être, est-il vrai ? Qu'ils eussent plutôt gardé la forme d'apprentis à soixante ans que de représenter les docteurs à dix, comme ils le font. Qui veut guerrir de l'ignorence, il faut la confesser, (...) Il y a quelque ignorence qui ne doit rien en honneur et en courage à la science, ignorence pour laquelle concevoir il n'y a pas moins de science que pour concevoir la science."

- Michel de Montaigne

L'HUMANITE A SON PAROXISME

Posté le 27.04.2007 par muetdhiver
L'humanité à son paroxysme, hiver 2004

Par les temps qui courent, chaqun de nos pas fait s'épanouir un lotus mais en piétine dix autres. Dans le monde règne la pollution. Les poubelles débordent comme les rivières et les usines lâchent leurs derniers soupirs usagés, tandis que leur bâtisseurs et les ouvriers y fabriquent des merdes de consommation vouées à êtres vendues et usitées pour repartir encore un jour. Sous dépendance totalitaire de l'énergie nucléaire, tous les moyens sont bons pour barrer la route aux torrents, pour installer des moulins à vent sur les rares parcelles de terre encore pucelles déstinées à se voir sacagées, pillées et souillées à n'en plus finir. Puis, conquises, on y vendra leurs fruits dormant paisiblements dans les sous-sols, on y marchandera des hommes, des femmes, des gosses, ainsi que leurs organes. Des armes aussi, que l'on fournit aux jeunes hommes depuis toujours, sur un astre, un quelque chose, en somme un navire de combat déchiré entre guerre et paix depuis des lustres où les hommes tergivèrsent entre partir à l'assaut ou rester en assise. Où les messies des villes et les messies des champs de tous temps convertissent à tour de bras, levant des armées destinées à entrer en guerre sainte pour tuer, viioler, torturer, hommes, femmes, enfants au nom de tel ou tel mot sacré. Avec le recour potentiel à la plus ingénieuse invention de l'homme qu'est l'arme nucléaire. Au cas où ça tournerai mal, il pourrait faire sauter deux fois une planète où des bambins innocents et paniqués rêvent de suicident et d'autres, lassés et avides de silence rêvent de s'enfuir dans des lieux manifestement inexistant. Sans cesse témoins du développement galopant de métropôles aux dix milles millions de kilomètres cube de bîtume, dans les veines desquelles s'engouffre et circule tout un flot de chaîre humaine qui achève hour sur jour tel l'un de ces innombrables secrétaires achevant dossier sur dossier. Alors cette terre s'épuise à ne jamais vraiment dormir, ni n'être jamais entièrement éveillée. Parcourue par des cables éléctriques tel un condamné à mort, prisonière d'une ceinture de satélites justifiant les nécessiteux besoins de l'homme en matière de technologie qui cache en réalité sa soif éternelle de possessions sans fin. Fasciné par la complesité des réseaux de communications omniprésent, unifiant l'humanité pour le meilleur et surtout pour le pire dans la perversité généralisée, chacun tente de déméler le sac de noeuds qu'est devenu la terre pour dissocier le bien du mal ou le vrai du faux, comme on arrache une soeur à son frère, là où il n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera jamais. Parmis tous les éléments naturels, seul l'humain détient le libre arbitre, hélas, faute d'auto-maîtrise, il demeure imprévisible et irrésponsable.

LES MONDES ET LEURS INTERACTIONS

Posté le 24.04.2007 par muetdhiver
INTRODUCTION :

Nous sommes au XXI ème siècle, certes, et la dernière révolution technologique porte sur les moyens de communication. Aussi développés soient-ils, ils n'en ont aucunement remplacé la parole. Dans un sens, c'est normal, ce n'était pas leur but. Mais le principal vecteur des opinions reste la parole. Et ce, quel que soit l'importance des opinions véhiculées. Des généraux aux jeunes lors d'un week-end. Hélas, ce moyen de communication est trop souvant négligé et mal maîtrisé par beaucoup. Ainsi, par négligence quant à la façon de parler, on donne souvant naissance à des comportements ou à des idées non essentielles pour comprendre ce que veut dire le locuteur. Parfois, une façon de parler non adaptée peut compliquer les choses au point qu'il devient impossible de comprendre ce que veut dire le locuteur. Parfois même, dans le pire des cas, la négligence de la parole peut même entraîner des conflits qui ne sont pas souhaités, à moins que se soit le but de la discussion.
En plusieurs années, j'ai pu me rendre comte à quel point le vecteur parole était négligé, rendu tellement famillier par l'usage quotidien d'une langue maternelle, suffisament pour que la pluspart d'entre nous oublient qu'une très grande proportion des rapports humains passent tôt ou tard par ce vecteur.

J'ai été si souvant un témoins écoeuré de discussions qui partaient en batailles rangées même sur des sujets concernant la paix et la spiritualité que s'en est devenu une véritable obsession. Chaqun prétendant savoir plus que l'autre comment vivre en paix et ne se privant pas de l'exposer à autrui à grand coup de gueulante torpillant tuant ainsi toute paix dans l'oeuf. Mon véritable but dans ce texte est de décrire le plus profondément possible le mécanisme du dialogue. Toute ma conception de la parole tourne autour de la distinction entre le moyen et la fin, l'idée à transmettre et les moyens de le faire. Et j'ai déjà constaté en plusieurs années que beaucoups de gens n'hésitaient pas à parler d'une façon contradictoire avec les valeurs qu'ils prétendent, à terme, véhiculer par leur discours. Etant plutôt pour la paix et essayant d'oeuvrer jours après jours pour elle, j'ai été et je suis encore offusqué quand je vois à quel point elle est bafouée et négligée lors de dialogues, par des personnes qui considèrent la parole comme chose acquise et du coup, la néglige. Combiens de fois ai-je été témoins de querelles violentes entre deux parties sacrifiant ainsi la paix ? Beaucoup de fois aussi j'ai vu la pire des façons de communiquer entre deux personnes dont l'une au moins prétend défendre la paix lors d'un vulgaire débat primitif et plein d'animosité. Souvant des amis, souvant des personnes intelligentes et dignes mais hélas, qui ignorent les loies de la paroles.

LA REALITE

1/ Pluralité des réalitées.

Il y a une notion extrêmement mal comprise ici-bàs, celle de la pluralité des mondes. La pluspart des gens ne donnent du crédit que à leur point de vue, et uniquement à celui-ci. Même s'il change au cours du temps, une personne n'admet qu'un seul point de vue et c'est pour elle, le seul qui soit vrai. Cette réalité, ce point de vue est très souvant innébranlable. Ainsi deux ou plus de deux personnes qui ont chaqun une vision du monde différente et qui essayent de se l'imposer mutuellement créent une tension et tendent vers la dispute ruinant ainsi la paix. Si encore la conception très personnelle du monde qu'à chaqun d'entre nous était suffisament maléable pour laisser quelques parts de crédit aux conceptions d'autres personnes, nous pourions éviter de résumer bien des dialogues à de vulgaires disputes semblables à des batailles rangées verbales qui sont antinomiques avec la paix. Chaque personne a une vision du monde qui lui est propre en celà qu'elle est le fruit d'un parcourt personnel et d'experiences personnelles dans les rues et les routes de ce bas monde. De fait, les personnes de classes sociales, de cultures semblables et de vécu semblables ont approximativement les mêmes points de vues. Les opinions forgées par les aléas de la vie au sein d'un individu sont donc suffisament rigides et prises au sérieux par ce dernier pour qu'elles en soient la source de son comportement. D'autant plus si ces experiences de la vie sont fortes en émotions et surtout la douleur. Ces opinions sont parfaitement légitimes, et le problème réside en ce que la légitimité de certaines connaissances acquises au cour d'une vie dérape très souvant vers la foi et le fanatisme et dans le pire des cas bascule dans le délire entraînant l'individu hors du monde façonné par la majorité des gens d'une population et de leurs opinions. Le monde perçu par la majorité d'une population donnée est en fait le monde réel au sens premier du terme, le monde dit normal. Dans un état d'esprit où le crédit acordé à nos propres experiences est démesuré, on est naturellement poussé par nos convictions qui agissent comme une force pour convertir les autres protagonistes du dialogue à nos croyances et à notre vision du monde. Ou si nous ne le faisons pas, au moins, nous refuserons à coup sûr d'accepter les valeurs de nos interlocuteurs. Au lieu d'avoir deux ou plus de deux personnes disposées à recevoir, on a très souvant dans notre société deux émetteurs, chaqun essayant de convaincre l'autre et réfutant en bloc tous les arguments de ce dernier. Tout ce comportement s'explique par la croyance démesurée que chaqun acorde à ses propres opinions. De cette manière, j'ai assisté et parfois participé à moult disputes plus ou moins violantes sur nombres de sujets n'épargnant pas des questions de vertues, de spiritualité et de paix.
Il y a donc presque autant de réalités qu'il y a d'êtres humains. Et la grande majorité d'entre eux ne jurent que par la leur. Donc quiquonque se soucie de preserver la paix se doit de savoir combien il est difficile de se comporter et impossible de dialoguer en érigant sa réalité propre en une qui est absolue sous peine de la détruire. Réciproquement, quelqu'un de mal intentionné qui voudra envoyer la paix par le fond n'a qu'à poser ses convictions comme absolues de façon fanatique et dictatoriale voir même délirante. De nombreux exemples illustres de tels comportements jalonnent l'Histoire : Napoléon, Hitler et Staline pour ne citer que les plus célèbres, bien que leur but ne fut pas directement de porter préjudice à la paix, ils le firent néanmoins autant que si celà l'avait été. Ces exemples illustres ont finit leurs jours en oubliant la Réalité Majoritaire, remplacée par la leur qui a tout suplantée. Ces cas de délire restent exeptionnels, mais leur "version moins puissante" si on peut le dire comme ça, le fanatisme, l'entêtement exacerbé reste très fréquent ici-bàs. Mais même si une minorité de personnes comprennent que leur réalité se doit d'être relative et pas absolue afin de laisser de la place aux autres réalités pour pouvoir adopter un comportement et un dialogue favorisant la paix, ils omettent néanmoins certains principes qui renforcerai notablement leur vertue quant à leurs dialogues de tous les jours. Omission qui n'est pas franchement blâmable tant les principes dont je ne vais pas tarder à parler sont complexes et peu évidents de prime abord. Donc pour comprendre le mécanisme du dialogue, il est cruxial de saisir au moins ce principe de pluralité des mondes comme quoi même s'il y a des personnes qui se positionnent dans un point d vue donné voir même à couvert de la vérité scientifique ou historique, il n'en reste pas moins que ceux qui sont dans la contradiction voir dans le tort par rapport au positionnement précédent ont tous des positions dont ils sont autant convaincus de part leur vécus et leurs experiences personnelles que ceux avec lesquels ils dialoguent.

2 Nature des réalités

A) La foi comme matière des réalités

Une réalité ou un point de vue est certes abstrait, on peut néanmoins, surtout après étude approfondie comme ici, le comparer à quelque chose de consistant et de concret tant on vient de voir comment ces notions abstraites influancent profondément nos comportements et par voie de conséquence, le monde. Donc on a vu qu'il y a beaucoup de réalités, autant que d'individu et chaqune d'elles est faite d'un matériaux, une matière que j'ai appelé la foi. La foi va donc influer sur la disposition qu'à une personne à donner du crédit ou non à ses opinions et à écouter ou non autrui. C'est à dire que plus on a de foi dans sa réalité moins on est apte à en accepter une autre voir tout simplement à respecter celle de quelqu'un d'autre. Ici quand j'écris foi, ça ne concerne pas forcément des faits non démontrés comme le veut la définition mais indépendament les réalités qui le sont et celles qui ne le sont pas. Ainsi toutes les réalités devraient êtres respectées mais, toutefois, elles ne sont pas toutes égales, du fait qu'un individu pourra par exemple avoir une foi très intense dans sa réalité et une autre aura une foi plus nonchalante envers sa réalité. C'est comme si l'une serai faite d'acier et l'autre de bois. Ainsi chaque personne à ses opinions plus ou moins tranchées, plus ou moins consistantes. La foi est donc très variable d'un individu à l'autre, d'une réalité à l'autre et on peut donc la qualifier par exemple d'incertaine, de soutenue, de fanatique jusqu'à délirente. Il y a même des personnes qui admettent ne pas avoir de foi du tout lorsqu'il ne font qu'émettre une hypothèse. Dans tous les cas, il est important de faire bien attention d'évaluer l'intensité de la foi qu'une personne a en ses opinions lors d'un dialogue. C'est comme si on évaluait les forces en présences dans les rangs d'en face pour éviter de résumer le dialogue par un échange de tir d'artillerie argumentatif et anti-constructif. Et cette comparaison faite avec la guerre est d'autant plus pertinante que les comportements de la guerre, enfin certains du moins, sont identiques avec ceux du dialogue en celà que ceux qui disposent d'une puissante armée seront plus tentés et encluns d'imposer leurs vues et faire la guerre et ceux qui ont une très grande foi en leurs opinions se retrouvent au devant de la scène et seront bien tentés d'imposer, eux aussi, leurs vues à autrui.
Le degré d'existence ou de "réalité" d'une réalité sans vouloir faire de jeux de mots est donc fonction de la foi qu'un individu y place. Cette foi peut être appelé autrement; plus le temps passe, plus je la considerais comme une force et un facteur essentiel de toute relation humaine. A un tel point que, comme imagé plus haut, je la compare parfois à une force concrète tel celle donnée par les armes. En fait, comme on reste malgré tout dans l'instant du dialogue et des convictions, au final, abstraites, je préfère comparer la foi à une puissance mental.

B) Les paramètres initiateurs de la foi

Toujours sur la nature des réalités, il est intéressant de voir les paramètres qui initient une certaine foi en telle ou telle réalité. D'autant plus qu'ils sont aisément discernables si l'on prête attention au comportement d'un individu. Ces paramètres, deux des plus imortants me semble-t-il, sont le vécu d'une part, et la sensibilité d'autre part.
Le vécu est fait d'une suite d'experience personnelles inintérompue qui sont autant de leçons et de conclusions que tire un individu pour forger ses réalités. Une certaine logique pourrai nous faire croire que, plus on est âgé plus la foi dans les réalités est dense, nourrie par un grand nombre d'échecs, de succès, bref d'experiences. Mais c'est sans compter que toutes les experiences ne sont pas égales du tout. On peut dire qu'il y a principalement les experiences très douloureuses, très heureuses et modérés, de celles qui apprenent et nourrissent le plus la foi à celles qui le font le moins. Ceci vient à dire qu'un quinquagénaire qui aura vécu une suite d'experiences modérées dans un milieu tempéré aura des opinions et une vision du monde pas forcément plus véhémente que celle d'un vingtenaire qui aura, par exemple fortui, vécu non stop dans la souffrance pendant un séjour de plusieurs années en hôpital psychiatrique. D'ailleurs c'est un fait reconnu mais qui reste tacite ensevelit sous un certain tabou que la souffrance a comme vertue de pouvoir forger les réalités d'autrui en nourrissant la foi que ces derniers y placent.
Comme paramètre initiateur de la foi, le vécu est donc très personnel et chaqun selon le sien n'apportera pas le même crédit à ses réalités selon un processus, bien sûr, toujours inconscient. Mais il y a un autre paramètre plus personnel encore; la sensibilité. Contrairement au vécu qui s'acquiert au fil du temps, la sensibilité est elle donnée dès la naissance et fait parti des caractéristiques inhérentes d'un être humain, mais en fait le plus souvent, elle influance le vécu. C'est parce qu'un individu qui se retrouve au pied du mur ou qui vit un évènement heureux ne va pas le percevoir et l'assimiler de la même manière qu'un autre individu suivant leurs degrés de sensibilité. Une personne plus sensible qu'une autre aura tendance à amplifier les émotions émanant d'une certaine experience notament si celle-ci est douloureuse et à en tirer des leçons en conséquences qui, finalement, détermineront l'intensité de la foi en une opinion donnée. Ainsi une épreuve très difficile va être perçue comme extrêmement difficile par un être sensible et bien moins par une personne plus flégmatique. On peut en déduire que les individus sensibles ont plus de convictions en leurs réalités que ceux qui sont plus raisonnés. La combinaison la plus extrême est celle de la sensibilité ajouté à une suite d'experiences douloureuses. Dans ce cas, les leçons que l'individu va tirer de la douleur perçue comme amplifiée vont êtres si fortes qu'elles vont initier une foi très puissante qui a de bonnes chances de le faire basculer dans le délire et la folie. La sensibilité a donc un effet amplificateur ou réducteur quant aux experiences de la vie et donc elle va déterminer le vécu et les leçons qui façonnent les réalités de tout individu.

CONCLUSION :

Dans un premier temps, on a vu que dans toutes les relations humaines il n'y avait pas une réalité absolue comme chacun d'entre nous le pense, trompés par une illusion perverse mais autant de réalités que d'individus. ( PLURALITE DES REALITES ) Il y a aussi des réalités communes à un groupe d'individus dont la plus importante est la Réalité Majoritaire, convergence des points de vues de la majorité des membres d'une population donnée. Celle que l'on trouve ainsi normale, coroborée par le plus grand nombre dans une tentative, plutôt réussi, de se créer une réalité commune aux conventions communes pour pouvoir vivre en société. Cette Réalité Majoritaire, sine-qua-none pour l'existence des civilisations humaines regroupant des centaines de millions d'âmes necessite donc tout à fait logiquement l'exclusion des réalités contradictoires avec cette dernière. Ainsi, tout membre adhérant à la Réalité Majoritaire tendra à exclure ceux qui pense de façon contraire. Phénomène existant aussi en sens inverse, bien que j'ai pu constater qu'il est nettement moins fréquent, car ceux qui vivent et pensent en marge de la normalité et de l'intégration sociale ne lâchent rien, eux non plus, de leurs convictions et s'accomodent mal des sociétés regroupant la majorité des membres d'une population sous la banière d'une raison morale et de codes de conduites tous aussi arbitraires les uns que les autres.
Dans un second temps, on a vu que toutes les myriades de mondes qui s'accordent soit avec la Réalité Majoritaire, soit la Réalité Marginale soit peut-être, sans certitudes, avec les deux à la fois, sont autant de mondes qui sont très inégaux et variés, pas en regards des sujets qu'ils traitent, mais par rapport à l'intensité et à la force qui les animes, comme autant de royaumes abstraits dont les souverains sont plus ou moins puissants ( FOI,MATIERE DES REALITES )
Et enfin, on a vu quels facteurs font qu'une personne quelquonque éprouvera plus ou moins facilement de la véracité dans telle ou telle réalités. ( PARAMETRES INITIATEURS DE LA FOI ) Ces facteurs que sont la sensibilité et le vécu sont la source du comportement d'un tiers lors d'un dialogue et ils viennent même à déterminer le comportement en général. Dans ces deux paramètres, le vécu se construit jours après jours au gré des experiences mais la sensibilité, caractéristique la plus importante ici, est inhérente à la personne. Elle ne varie pas ou pratiquement pas au cours d'une vie. Par pure constatation, j'ai vu que plus la sensibilité vis-à-vis du monde qui nous entoure est élevée, plus l'on aura tendance à vivre en marge de la Réalité Majoritaire. La chose qui, à mon avis explique l'importance si grande de la sensibilité lors des relations avec le et les mondes, c'est que plus on en a, plus elle tend à ttranscender notre personnalité propre et nous permet de ressentir non plus exclusivement nos joies et peines en fonction de nos interêts égoïstes, mais aussi la réalité des autres êtres vivants avec tout leur packtage de souffrance et de joie. Se faisant, la sensibilité force à la compassion, et ce, si sûrement que ces deux notions sont presques synonymes bien que de nature différente. Il me semble aussi que les personnes dotées d'une sensibilité non-négligeable sont relativement rares et donc ne peuvent pas faire une majorité et vivre dans la Réalité Majoritaire, de fait, ils n'ont d'autres choix que de vivre dans la Réalité Marginale. Mais si nous supposons un instant que de tels ondividus fussent majoritaires, alors ils auraient conquis la normalité et se serai les

NATURE DE L'HOMME

Posté le 23.04.2007 par muetdhiver
Quand accepteras-tu qu'une révolution n'est pas un progrès mais une étape de l'humanité voué à se répéter sans cesse ?
Ce jour là, tu seras illuminé.

Quand accepteras-tu que quand les hommes se réunissent et confronte leur points de vue pour rendre les jours meilleurs au landemin de toute révolution, il ne font que semer à nouveau les germes du soulèvement et de la guerre ?
Alors tu seras éveillé.

Quand pourras-tu enfin voir la souffrance, l'asservissement et la guerre comme mode de vie normal de l'être humain plutôt que comme abbération ?
Quand auras-tu su porter sur toi la responsabilité de ta culpabilité et de tes angoisses les plus profondes et voir ta nature propre et pêcheresse sans détour ?
Alors tu seras libéré.

Ce n'est qu'à ces conditions, quand finalement tu te décidera à voir la réalité telle qu'elle est sans la négocier que tu pourras vivre printemps comme automne dans la quiétude et la splendeur d'un couché de soleil éternel en plein été.


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